jeudi, octobre 12, 2006

L'Intelligence Emotionnelle

Définition :

Les premiers travaux sur l’intelligence émotionnelle datent du début des années 1990. Salovey et Mayer, auteurs précurseurs dans ce domaine, définissent l’intelligence émotionnelle comme suit :
« Une forme d’intelligence qui suppose la capacité à contrôler ses sentiments et émotions et ceux des autres, à faire la distinction entre eux et à utiliser cette information pour orienter ses pensées et ses gestes. » (Salovey et Mayer, 1990).
Ces auteurs ont par la suite révisé leur définition de l’intelligence émotionnelle. Selon cette nouvelle définition, qui est aussi la plus généralement acceptée, l’intelligence émotionnelle désigne :
« L’habilité à percevoir et à exprimer les émotions, à les intégrer pour faciliter la pensée, à comprendre et à raisonner avec les émotions, ainsi qu’à réguler les émotions chez soi et chez les autres. » (Salovey et Mayer, 1997).

L’intelligence émotionnelle peut donc se révéler une méthode de management des compétences au niveau des entreprises mais également à un niveau plus personnel. Dans son livre Emotional Intelligence (1995), qui a rendu ce sujet populaire, Daniel Goleman mettait en exergue les vertus de l’intelligence émotionnelle tant sur le plan de la réussite professionnelle que sur le plan des relations avec les proches, tout en soulignant aussi ses effets positifs sur la santé.


Explication scientifique :

Les expériences scientifiques ont montré que le quotient intellectuel (QI) ne suffit à expliquer les différences de performances entre les personnes.
Grâce à la neurologie, nous savons désormais que le « cerveau rationnel » (situé dans le néocortex et localisé dans les lobes frontaux) contient notre capacité de réflexion - perception et notre mémoire active, et que le « cerveau émotionnel » (situé dans les zones subcorticales et localisé dans l’amygdale et les circuits neuronaux associés) contrôle les émotions (peur, colère, tristesse, joie...). Ces deux parties du cerveau sont naturellement interconnectées et en interaction permanente. De fait, l’équilibre de ces tendances contraires, non seulement régule les comportements, mais détermine aussi la qualité de la pensée et des décisions.


Concepts :

Voici les quatre concepts fondamentaux de l’intelligence émotionnelle selon Goleman :
- la conscience de soi : la capacité à comprendre ses émotions, à reconnaître leur influence et à les utiliser pour guider nos décisions
- la maîtrise de soi : maîtriser ses émotions et impulsions, s’adapter à l’évolution de la situation
- la conscience sociale : la capacité à détecter et à comprendre les émotions d’autrui et à y réagir
- la gestion des relations : la capacité à inspirer et à influencer les autres tout en favorisant leur développement et à gérer les conflits
Chacun de ces concepts correspond donc à des compétences émotionnelles. Ces dernières ne sont pas innées. Ce sont des capacités apprises qu’il faut gérer, développer et perfectionner.

L’intelligence émotionnelle a donc pour objectif d’aider une personne à développer des compétences intrapersonnelles (conscience de soi, gestion de soi), à développer des compétences interpersonnelles (conscience sociale, gestion des relations) et à développer des compétences d’adaptabilité.


Méthodes :

Une des méthodes de l’intelligence émotionnelle est le test de Reuven BarOn, Directeur de l’Institut des Intelligences Appliquées du Danemark et expert-conseil auprès de nombreuses organisations en Israël. Le BarOn EQ-i (Emotional Quotient inventory) est issu des travaux du professeur Reuven BarOn. Un questionnaire composé de 133 items aboutit au calcul du quotient émotionnel selon cinq échelles composites, se déclinant en quinze composants :
- intrapersonnelle : la conscience de ses propres émotions, l'affirmation de soi, la considération pour soi, la réalisation de soi, l'indépendance
- interpersonnelle : l'empathie, l'aptitude à entretenir des relations interpersonnelles, la responsabilité sociale
- adaptabilité : l'aptitude à résoudre les problèmes, l'épreuve de la réalité, la flexibilité
- gestion du stress : la tolérance au stress, le contrôle des impulsions
- humeur générale : la joie de vivre et l’optimisme

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